Au Québec, la Gaspésie a des airs de bout du monde, une extrémité géographique cernée par le Saint-Laurent, son fleuve et son golfe, et au loin l’océan Atlantique. Les deux autres temps forts de ces Événements Gaspesia – le Gaspesia 100 et l’Ultra-Trail Forillon – se déroulent là, à 10 heures de route de Montréal, sur ce territoire authentique, parfois perçu comme une contrée lointaine et désertée, avec son folklore et ses décors de carte postale.
À la tête de ces rassemblements locaux, il y a un homme, Jean-François Tapp, un gamin du cru devenu un personnage emblématique de la région et de la communauté du trail au Québec. Il y a grandi dans les années 1990, à une époque où les parents disaient à leurs enfants d’en partir, de s’éloigner du déclin de toutes les industries qui avaient fait jusque-là la réputation des environs, le bois et la pêche, la mine. « J’ai pris un malin plaisir à faire le contraire de ce que l’on me conseillait, plaisante-t-il. C’est mon côté punk ».
